Mina ohayô et bonne année ! J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes de fin d’année, pour le blog je commence l’année 2017 avec un excellent film dont j’attendais la traduction depuis plus d’un an et demi ; Library Wars The Last Mission !
L’année dernière je vous avais parlé rapidement de mes impressions quand j’avais visionné la vo mais maintenant je peux vous parler plus en détails de ce qui m’a plus, ce que j’ai regretté (et oui il y en a un peu aussi), ce que j’ai observé et entendu (et forcément compris
).
Je tiens d’abord à mettre au point le fait que je considère (dans cet article du moins) ce film comme le troisième volet et non le deuxième qu’il est en réalité. En effet « Book of Memories » est un téléfilm, un drama donc pas considéré comme la suite du premier film (même si l’histoire suit directement l’histoire originale et donc le premier film) mais pour la facilité de lecture je préfère le numéroter en 3ème.
Pour ce qui est du résumé : La bibliothèque de Mito, au cœur d’Ibaraki, demande le renfort du GIB afin de protéger l’exposition sur la Liberté qui aura lieu au musée de la ville. C’est l’occasion pour Kasahara de retourner dans sa région mais également pour le livre des lois des bibliothèques, ouvrage unique et convoité, de sortir de son coffre-fort. Une occasion pour l’Amélioration des Médias de le récupérer. Mais comment le conflit va se conclure si le frère de Tezuka, Satoshi Tezuka, vient ajouter son grain de sel ?
Tout comme dans les deux précédents films celui-ci est vraiment beaucoup plus tourné sur le côté politique, censure et liberté d’expression que le manga ou l’animé. Mais contrairement à eux, ce volet accentue la question du droit de tuer pour se défendre. L’auteur originel l’avait évoqué dans le roman, tout comme le mangaka, mais pas de façon aussi poussé que le film. Ce que je trouve assez bien pensé pour ce type de format.
Le livre nous fais déjà pas mal réfléchir sur la politique, la liberté d’expression (puisque c’est le terme principal), sur le fait de tuer ou d’être tué, mais le film le complète énormément avec Satoshi et ses remarques.
J’ai également apprécié le fait que le film élargit les questions sur la liberté d’expression et sur le fait de tuer pour se défendre à la fin. Cela permet de nous faire réfléchir sur la question.
Cela peut paraître idiot mais j’ai énormément aimé les dialogues entre les personnages. J’ai retrouvé ce côté qui m’avait plus dans le manga et le roman, ce « + » qui fait que la relation entre les personnages est celle qu’elle est. Les réflexions, les « piques » lancés entre les adversaires m’ont beaucoup fait sourire. On les attend exactement à l’endroit où elles sont.
J’avais trouvé les discours de Genda et du commandant émouvant avant même de comprendre le contenu. Je ne m’étais pas trompé ; leur discours prend réellement au cœur. Cela prouve que leur jeu d’acteur est bon, vraiment bon et que le film est bien réalisé. Je ne dis pas ça parce qu’il s’agit de Library Wars mais parce que j’avais ressenti toutes les émotions que le réalisateur voulait transmettre en ne comprenant pas du tout les paroles ; c’est sans doute le meilleur moyen pour voir si un film transmet parfaitement ce qu’il veut transmettre.
Un personnage est davantage mis en avant ce que je trouve bien pensé ; Satoshi Tezuka. Dans les deux autres formats il a un rôle de « méchant mais pas trop », il n’est pas vraiment développer alors que là il est présent tout le temps ! Avec le film Satoshi Tezuka a évolué ce qui est loin de gâcher son attrait et son importance, bien au contraire. De plus je trouve que cette évolution colle parfaitement à l’acteur qui l’incarne (mais là je parle en tant que fan de Matsuzaka Tori).
Tout comme les autres personnages présents (ajouté par rapport aux autres versions ou non) qui ont un rôle en adéquation avec ce que le film veut nous dire (exemple avec l’assistant de la journaliste). Ils ne font pas tâche comme on pourrait le croire avec leur apparition.
Pour ce qui est des scènes de combat elles sont à couper le souffle. Sérieusement j’ai davantage adoré ces passages que dans le tout premier film (puisque le deuxième n’abordait pas de scène de bataille, ou du moins pas à proprement parler) ! Que ce soit dans la mise en scène avec la symétrie entre les deux camps ou bien les prises de vues, ou encore les jeux de musiques, les rebondissements … tout est vraiment bien fait. Je n’ai jamais vraiment aimé les films de guerres mais là j’avoue que je suis resté bluffé devant mon écran.
Les combats à mains nus sont également bien fait mais comme on avait pu voir les capacités de self-défense de Dojo dans les deux premiers volets je ne m’attarde pas dessus.
En bon Library Wars qui se respecte The Last Mission conserve l’excellent rapport des relations entre tous les personnages. Les relations fraternelles, amoureuses, amicales et professionnelles sont toutes différentes et pourtant toujours aussi bien traitées. Aucune n’est délaissée ou trop mise en avant par rapport aux autres.
Les nombreux clins d’œil tout au long du film sont de véritables perles ! Je ne pourrais pas les citer pour ne pas spoiler le film mais faites-moi confiance les clins d’œil sont là, bien là. Je peux sans doute juste préciser que la décision d’un personnage à la fin correspond bien à son caractère et à sa logique de pensée ce qui fait qu’elle est beaucoup plus en adéquation avec lui que dans le roman ou le manga (qui reste quand même une excellente logique … mais du point de vue externe).
J’ai déjà évoqué le fait que les acteurs nous font ressentir les émotions qui se doivent au moment voulus et le film en joue beaucoup. Que ce soit la peur, l’angoisse, la tristesse, la compassion, la colère ou encore l’empathie (la romance n’étant pas si développée que le reste), tout une palette d’émotions nous ai livrée en seulement 2h. Et il n’y pas que les acteurs qui en sont la raison. En effet la vision de livres détruits, de corps blessés, de lieux vides ou encore la musique et le suspense nous en offre également.
Pour conclure je vous dirais d’aller le voir car il en vaut vraiment le coup (d’un autre côté je ne vous aurez JAMAIS dit le contraire pour un Library Wars
) ! Malgré que je regrette la fin du roman, je ne regrette pas du tout cette version du film qui nous fait découvrir une autre vision de cette histoire.
Je ne pourrai pas dire l’impact qu’a eu Library Wars au Japon tout simplement parce que je ne le sais pas. Cependant je pense qu’au vu des acteurs présents (Junichi Okada, Nana Eikura, Jun Hashimoto, Tatsuhisa Suzuki, Sota Fukushi ...) qui sont déjà apparus dans pas mal de films ou drama et en général assez connus (du moins de nom) Library Wars peut se classer comme une série renommée pour les japonais. (De toute façon ça ne serait pas étonnant puisque le roman a permis à Hiro Arikawa de recevoir le Seiun Award 2008 qui est le prix Hugo japonais.)