Ohayo mina,
Les dramas coréens à l’eau de rose vous manquent ? Rassurez-vous j’ai rempli le stock et aujourd’hui je vous propose de plonger dans l’univers de : I’m not a robot.
Ou l’histoire d’un homme allergique depuis 15 ans au contact humain. Pour préserver sa vie il s’est renfermé chez lui, sortant seulement par obligation et gardant toujours une distance de sécurité avec les autres. Ce côté froid et distant lui a valu le surnom de Monsieur Trois Mains. Un jour un scientifique lui propose de tester son robot humanoïde mais au moment de la livraison le robot tombe en panne. Pris par le temps on demande alors à l’humain ayant servi de modèle de prendre sa place. Jusqu’à ce qu’il soit réparé. C’est donc une vraie femme qui va faire la rencontre de notre homme allergique à ses congénères.
L’avantage avec ce genre de résumé c’est qu’il ne nous ment pas sur le contenu qu’il propose. Avec I’m not a robot je vous garantis 32 épisodes de 35 minutes remplis de rire, de joie et de tendresse. Oui il est romantique à souhait. Oui il est bourré de franche rigolade. Oui nous avons du suspense et des sueurs froides. Oui le temps passe à une vitesse affolante en sa compagnie.

J’ai lu des commentaires qui le jugeait trop répétitif, qu’il tournait en rond et que ça n’avançait pas. Je ne suis pas d’accord. Je n’ai jamais ressenti qu’on faisait du surplace dans les épisodes. Au contraire ! Il va à son rythme, déclenchant les péripéties les uns après les autres sans tomber dans le rapide ou la lenteur.
J’ai été conquise par le personnage principal (Kim Min Gyu) qu’on découvre au final complètement ignorant et seul dans sa prison de verre. Une Raiponce des temps modernes en quelques sortes, où la sorcière est remplacée par l’allergie et le caméléon par des robots aspirateurs. Son personnage pourrait être triste pourtant on ne s’appuie jamais sur la souffrance qu’il a (du moins jusqu’à en pleurer). Evidemment on a de la pitié, de la peine, on est rempli de compassion et de colère parfois même, mais à aucun moment le drama nous laisse développer ses sentiments jusqu’au bout. J’ai trouvé ce choix bien équilibré. Enfin de compte Min Gyu est juste un enfant qu’on veut prendre dans ses bras. Un enfant dans un corps d’adulte qu'on ne peut pas l’ignorer.
Le rôle féminin (Jo Ji Ah) qui joue le rôle de robot a été vraiment très fort. Je ne parle pas du jeu d’acteur (puisque c’est son métier) mais du personnage en lui-même. Devoir étouffer ses sentiments, devenir aussi froid qu’une machine n’est pas forcément aisée. Le plus émouvant reste pour moi les scènes où le spectateur pleure autant que les personnages (non je ne dirais rien là-dessus). Par contre SPOIL (passez la souris) j’ai adoré que Min Gyu ressente la différence à chaque fois qu’il était avec le vrai et le faux robot. Les questions « Est-ce ma Aji 3 ? » « Pourquoi j’ai l’impression de te voir pour la première fois ? » ont fait chavirer mon petit cœur. FIN SPOIL
Les autres personnages (et surtout les « antagonistes ») ont su également me toucher de près ou de loin. Peut-être pas dès le début mais au fil de leur évolution on en vient à vouloir un happy end pour chacun (sauf pour un, faut pas abuser). Que ce soit l’équipe de scientifiques, les personnes gravitant autour de Min Gyu ou de Ji Ah, ils ont tous leurs charmes.
I’m not a robot n’est pas qu’un drama débordant d’amour, c’est également une magnifique histoire d’amitié ! Et seulement pour cette histoire je vous invite à le regarder. Après vous pouvez profiter de la romance et de ses scènes à vous faire fondre comme une guimauve.